Observatoire de la santé des brestois
Ce premier numéro de l’observatoire de la santé a pour objectif de dresser un état des lieux des problématiques de santé dans la ville de Brest.
Il a été réalisé par l’ADEUPa en collaboration étroite avec les partenaires locaux et le service de santé publique de la Ville de Brest, coordonnateur de la démarche Atelier Santé Ville.
Au fil des ans, cet observatoire pourra s’enrichir de nouveaux indicateurs de santé et de bien-être de façon à améliorer la connaissance et à répondre à l’émergence de nouvelles problématiques locales.
METHODOLOGIE : La 1ère édition de cet observatoire s’appuie sur les éléments fournis par la CPAM du Nord-Finistère, l’ADEC 29, l’ORSB et l’INSEE. Dans la mesure du possible, des résultats ont été déclinés à l’échelle des quartiers.
Une offre de soins relativement importante mais concentrée au centre ville
A un équipement en hôpitaux, cliniques et centres de soins relativement développé (2 236 lits soit 30% des lits finistériens en 2007et un total de 150 médecins hospitaliers), s’ajoute une densité médicale de médecins généralistes et spécialistes supérieure à la moyenne nationale. Néanmoins, la concentration de l’offre de soins au centre ville peut constituer une difficulté d’accès pour les personnes les plus fragiles.
Une population en situation de précarité supérieure à la moyenne départementale
En 2006, parmi les 87 100 assurés sociaux de la CPAM, 9250 bénéficiaient de la Couverture Maladie Universelle Ccomplementaire (CMUC) soit un taux de 6,4%, supérieur d’un point à la moyenne départementale (5,2%). Cette caractéristique brestoise est conforme à ce que l’on observe dans les grandes villes du fait de leur rôle social notamment en matière de logement et de services à la population. Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, ce taux est plus de deux fois supérieur à la moyenne brestoise.
Un niveau de mortalité masculine plus élevé qu’aux niveaux régional et national
Dans le Pays de Brest, comme dans l’ensemble des territoires de l’ouest breton, on constate un niveau de mortalité masculine plus élevé qu’en moyenne en Bretagne et supérieur de 19% à la moyenne nationale. Ce constat se vérifie également dans le cas des mortalités masculines prématurées (avant 65 ans) supérieures de 27% à la moyenne française, alors que le niveau de mortalité des femmes de moins de 65 ans est conforme à la moyenne nationale.
Une plus grande fréquence des décès par cancer et par suicide
Les causes de mortalité des brestois diffèrent sensiblement de celles des finistériens, du fait de l’importance du nombre de décès par tumeurs (31% des causes de décès contre 29% en moyenne dans le Finistère). De même, on constate à Brest une proportion de suicide par rapport à la mortalité totale de la commune, supérieure de 2 points à la moyenne départementale.

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